Il est un peu plus de 21 heures, hier soir, quand à Fréjus, le quartier populaire de La Gabelle s'enflamme. Chacun sait pour Mohamed (Allahi rahmou), le jeune qui vient de trouver la mort en se tuant à moto en voulant éviter un contrôle de police, quelques heures plus tôt.
Des groupes de jeunes, le visage masqué par une cagoule, mettent le feu aux poubelles et conteneurs entreposés sur la petite place qui sert d'entrée à l'ensemble d'immeubles sociaux. Puis, armés de pavés et de pierres, les groupes s'en prennent aux commerces alentours, pulvérisant les vitrines et allant jusqu'à saccager la boutique d'un fleuriste, Le jardin des fleurs, situé avenue de Lattre-de-Tassigny.
Les scènes tournent à l'émeute. La police nationale et municipale, ainsi que la gendarmerie boucle le quartier. Des escadrons de forces de l'ordre en tenue de maintien de l'ordre interviennent, lançant des grenades lacrymogènes et tentant de repousser les groupes qui les assaillent en criant et jetant des pierres.
Un début de guérilla urbaine se déroule dans une ambiance crépusculaire, noyée entre les fumées dégagées par les grenades et par les brasiers entretenus par les jeunes. Des voitures sont également incendiées.
À 22 h 30, à l'heure où nous bouclons, les affrontements continuaient. Les dégâts paraissaient d'ores et déjà importants.
La sous-préfète de Draguignan, Corinne Orzechowski, le préfet du Var, Hugues Parant, et le sénateur-maire de Fréjus, Élie Brun, se sont rendus sur place. Mais un dialogue paraissait à cette heure-là impossible.
je vais souvent dans la mosquée de ce quartier j'ai du même le croisait ce frère...Allahu Ahlem
"Allahi Yarahmou"

